top of page
P3090012.jpeg

Ressouvenir

Poésie et littérature

D'après Des spectres hantent l’Europe  de Niki Giannari
et Le fond des choses extrait de

Ce qu’il faut dire de Léonora Miano.
 

Metteuse en scène, comédienne, plasticienne : 

Fabienne Retailleau

 

Chanteuse, musicienne :

Léa Chevrier

 

Choeur amateur
 

Durée : 1 h 

« Ce n'est pas le passé qui éclaire le présent ni le présent qui éclaire le passé mais le neuf et l'ancien qui s'entremêlent. Le passé n'est pas un point fixe, immobile, qu'on puisse espérer approcher, mais une image unique qui s'évanouirait si on ne la réveillait pas par le travail du ressouvenir. »
                                                                                                                                                  Georges Didi-Huberman 

Depuis plusieurs années, mon travail artistique gravite autour de cette notion de l'accueil. Qu'il s'agisse de poser un regard de photographe chez l'habitant·e pour déployer ma banderole À la recherche d'accueillant.e.s, ou de pénétrer l'intimité des foyers avec des performances engagées "Porte-Clefs", ma démarche interroge sans cesse nos réactions face à l'étranger·ère. Cette quête explore les réalités de l'exil et des flux migratoires. Ressouvenir s'inscrit au cœur de ce cheminement sur la fragilité de nos portes ouvertes en Europe.

DSC_0755.JPG
DSC_0750.JPG

Ressouvenir spectacle en deux parties

1ère partie - Le Choeur

L'Europe a décidé de fermer ses frontières une bonne fois pour toutes en mars 2016. 

Dans la première partie du spectacle, le poème de Niki Giannari Des spectres hantent l’Europe parle du camp des migrant·e·s d’Idomeni, en Grèce, de ces « embarbelé·e·s » qui veulent juste traverser, « Ici, dans le parc bouclé de l’Occident… ». Cette humanité telle des fantômes qui hantent l’Europe. On ne peut s’empêcher de penser à tous ceux et à toutes celles qui ont été parqué·e·s, un jour, quelque part.

Une scène circulaire, le public tournant le dos à la scène entend, murmurer à son oreille et au loin, des enfants qui jouent, un train qui passe, l’hymne européen, une femme qui chante…

Tels « Des spectres qui hantent l’Europe », ils sont là, ils cheminent.

Le public n’est pas là pour voir, il n'y a rien à voir. La scène est elle aussi plongée dans un noir presque total.

2ème partie -
Conférence gesticulée-désarticulée

Dans la deuxième partie du spectacle, Le fond des choses extrait de Ce qu’il faut dire de Léonora Miano, il est également question de frontières. De quelle manière l’Occident, qui refoule aujourd’hui les migrant·e·s, a-t-il défini ses relations avec le reste du monde ?

Le public se déplace, la scène devient frontale. C’est une conférence gesticulée-désarticulée qui va au fond des choses. Aller au fond des choses engage forcément et parfois brutalement le corps. De quelle manière l’Occident, qui refoule aujourd’hui les migrant·e·s, a-t-il défini ses relations avec le reste du monde ?

  

Dans une conférence « classique », les bras sont peu utilisés, ils sont au service des mains. Ils sont souvent devant la personne et « un peu » sur les côtés. 

 

Ici, les mouvements des bras sont, au contraire, comme le  moteur, le centre de l’expressivité. L'amplitude des bras est totalement utilisée et augmentée, soutenue par la lumière du vidéoprojecteur. Cela renforce encore l’idée de démesure. 

Les mains dans le prolongement des bras sont utilisées dans toute leur expressivité comme des marionnettes. 

 

Tel un rapace surplombant sa proie, les angles pointus des articulations des bras et des mains sont privilégiés. Les courbes arrondies, harmonieuses sont évitées.

L’expression du visage est grimaçante.

Les jambes et le bassin soutiennent ce torse en mouvement.

P3090022.jpeg

Les épidémies,

le réchauffement climatique, les conditions infâmes faites aux plus faibles, aux femmes, aux filles, aux enfants, aux artistes, aux contestataires … ne vont pas tarir le flot humain vers des contrées semblant plus riches et plus protégées. 

La planète brûle mais en Europe et en Amérique du nord, nous souhaitons regarder ailleurs. 

Cela n’empêchera rien.

Depuis la nuit des temps, c’est avec ces mouvements que notre monde s’est construit.

C’est ce qui en fait la richesse.

Scénographie : Conférence gesticulée-désarticulée

Photographies
À la recherche d'accueillant.e.s
 
Sculptures
Les plantes barbelées

3 bacs à fleurs remplis de terre,

70 cm x 19 cmx 16 cm. 

4 plantes barbelées (hauteur maximum 1m70). Des tuteurs permettent à la plante barbelée de grimper à la verticale.

Des fleurs fleurissent sur les tiges. Ce sont des triangles de tissus accrochés aux barbelés.

FICHE TECHNIQUE

Plateau minimum : Largeur 7 mètres / Profondeur 6 mètres

Lumière Minimum :

4 contres en led 

4 faces en pc 

2 découpes 

1 Vidéo projecteur

2 enceintes amplifier  

 

1 console analogique 

 

1 câble mini jack pour brancher l’ordinateur

1 pupitre 

1 lampe de pupitre

Montage : Filage technique 1 service de 4h

Démontage : 4 h

Équipe en tournée : Fabienne Retailleau & Léa Chevrier

bottom of page