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Photographies : APPEL À FAÇADES

Dernière mise à jour : 19 mai

L’hospita­lité traverse l’histoire de l’humanité. 

Pourquoi est-il aussi difficile d’accueillir ?

 

À ce jour, Fabienne Retailleau eu l'opportunité d'être accueillie par 95 personnes en province et en Île-de-France. Il en résulte 95 photographies de façades avec la banderole "À la recherche d'accueillant.e.s". Son objectif est de faire 250 à 300 façades pour réaliser ce projet.

 

En partenariat avec la Cie Voix de Garonne, elle a effectué une résidence à Tonneins (47400), dans le Lot-et-Garonne, avec l'accord de la municipalité, ce qui a permis la tenue d'ateliers au Collège St Jean avec deux classes de 6ème. Une seconde résidence a eu lieu à Montreuil (93100) au sein de Comme Vous Emoi, un tiers-lieu artistique, culturel et citoyen, durant une période de 3 mois. Elle a également été accueillie par une classe de CM2 à Clichy-la-Garenne (92100).

Certaines photographies issues de ces expériences font partie de la scénographie de son spectacle Ressouvenir de la Cie Théâtre du Cyprès. 

Elle souhaite créer une installation sonore utilisant ces différentes façades portant ce même message : À la recherche d’accueillant·e·s.


Fabienne Retailleau vous lance un appel

Vous pouvez devenir l’un·e de nos accueillant·es


Je recherche des personnes pour m’accueillir avec ma banderole "À la recherche d’accueillant.e.s " le temps d'une photographie.


L’annonce « À la recherche d’accueillant.e.s », est un objet que je mets en scène avec une banderole (76 x 183 cm). Elle est accrochée, le temps d’une photographie, à une façade*. 

Cet objet photographique, aujourd’hui, résonne comme un cri.

 

Ma démarche artistique est tout aussi importante que la trace photographique. Chaque interaction avec les personnes que je rencontre, chaque espace que j'investis, devient un élément constitutif de mon œuvre. C'est dans ces échanges et ces expériences que se nouent des récits, des émotions et des réflexions qui enrichissent ma pratique.

 

La trace photographique est une invitation à réfléchir sur les enjeux que j'aborde, à susciter des questionnements chez le spectateur et la spectatrice.


 

* Définition de façade : Fam. Visage.






La photographie et le théâtre


Dans mon travail, le premier lien entre le théâtre et la photographie réside dans la mise en scène. Il est essentiel que le regard du public rencontre, aux côtés du message « À la recherche d’accueillant·e·s », la signature « Cie Théâtre du Cyprès ». Cette présence indique immédiatement que l’image s’inscrit dans une construction scénique, dans une fiction du réel. La place de la banderole est pensée avec chaque accueillant·e, en dialogue avec le lieu et la personne.

J’aime raconter des histoires à travers la scène comme à travers l’image photographique. Le théâtre, tout comme la photographie, porte en lui une dimension politique : celle du regard, de la représentation et de la parole donnée.

Les mots occupent une place centrale dans mon travail, au théâtre comme en photographie. Ils apparaissent sur les banderoles de la série À la recherche d’accueillant·e·s ou sur les tee-shirts de la série Carrée rouge, comme des fragments de récits, des prises de position ou des signes adressés au public.

Fabienne Retailleau



L’écriture inclusive et la banderole

" Faire avancer l’égalité femmes-hommes par notre manière d’écrire ".



L’ÉCRITURE INCLUSIVE - J’ai commencé à utiliser l’écriture inclusive dès 2016. Cette nouvelle forme d'écriture, donnant une place égale au féminin et au masculin, s'est affinée au cours des années et continue de se modifier.

J’ai utilisé les parenthèses et le tiret à l’intérieur du mot pour y ajouter le féminin au masculin. Puis le point a pris la place du tiret et le “point milieu” est devenu le “point médian”. 

 

Lors de son assemblée générale de février 2018, la Cie Théâtre du Cyprès a officialisé  l'utilisation de l’écriture inclusive dans toutes ses communications.


LA BANDEROLE - J’ai créé la banderole en décembre 2017. La première photographie date du 27 décembre de cette année là. Sur cette banderole, l'utilisation de deux points dans le mot "accueillant.e.s", marque le temps où l'écriture inclusive en était encore à ses balbutiements. Voilà pourquoi le point médian n'apparaît pas encore sur la banderole.




 
 
 

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